Ecologie

Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 13:30

imgArticle ofpmpnFribourg est une des villes qui attachent le plus d’importance aux différentes initiatives écologiques et attire de ce fait de nombreux visiteurs, notamment français, qui s’inspirent des innovations de la banlieue aisée de Vauban pour rénover des bâtiments et les mettre aux normes HQE (Haute Qualité Environnementale).

Connu pour avoir été un camp militaire allemand occupé par l’armée française de la fin de la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à la réunification de l’Allemagne en 1989, ce quartier a été achevé en 2006, prévu pour abriter 5500 habitants. Ceux-ci ont peu à peu expérimenté une vie différente de celle que la plupart d’entre nous connaissent. En effet, il est l’illustration d’une tendance de plus en plus répandue en Europe, mais aussi aux Etats-Unis et dans le reste du monde, qui consiste à dissocier vie en banlieue et usage de la voiture pour favoriser une « urbanisation intelligente ». Pour cela, les résidents ont progressivement développé les énergies renouvelables, les transports doux… et ont pour la plupart abandonné leur voiture. Les places de parking sont disponibles près de la banlieue, mais s’achètent environ 26500 euros, et seule l’artère principale de Vauban laisse passer le tramway de la ville.

Les familles qui y habitent utilisent tout de même des voitures achetées en commun ou louées au club de covoiturage du quartier si besoin est de les utiliser ; elles ont montré que l’on peut vivre sans voiture en ayant une qualité de vie certaine.

En outre, de beaux bâtiments s’élèvent sur quatre ou cinq étages donnant sur des jardins. Ainsi, grâce à leur orientation nord-sud, à une parfaite isolation et à une toiture en panneaux photovoltaïques, ils réduisent les déperditions thermiques, accroissent l’efficacité énergétique et forment par conséquent un ensemble de « logements à énergie positive », c’est-à-dire d’habitations qui produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment puisqu’elles sont alimentées par l’énergie solaire. Les appartements fonctionnent un peu comme un Thermos : même s’il fait -14°C à l’extérieur et que les radiateurs sont éteints, la chaleur de la pièce reste tout de même ambiante (18°C environ). En visitant le quartier, on peut également apercevoir un immeuble de bureaux, surnommé le « Paquebot solaire » avec des lofts sur le toit. Il constitue un véritable mur antibruit entre le village solaire et une voie où passent voitures et transports en communs.

Certaines villes projettent désormais de développer ce concept d’écoquartier, malgré la crise économique actuelle : c’est le cas de Montréal, Bâle et bien d’autres.

De plus, ce genre de quartier n’est plus réservé aux seules villes riches de quelques pays qui le sont tout autant : à Maipú , dans la banlieue de Santiago du Chili, Villa Cuatro Alamos en est par exemple devenu un.

Il s’agit donc d’un concept exemplaire, et nous pouvons espérer que bien d’autres initiatives  de ce type seront engagées pour favoriser un développement répondant à la fois à nos besoins, mais aussi à ceux des générations futures…

Blandine. 

Par Alex - Publié dans : Ecologie
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 09:50

Ma première idée d’article portait sur le tri de nos déchets et leur recyclage, mais c’était refuser de s’attaquer au cœur du sujet que constitue nos déchets eux-mêmes.

 

La quantité annuelle totale de déchets produits en France s'élève à près de 630 millions de tonnes, nous sommes 63 millions, faites le calcul, nos activités et notre consommation produit 10 tonnes de déchets par personne et par an.

 

Reprenons l’adage « mieux vaut prévenir que guérir », nous pouvons l’utiliser en matière de déchets : il serait mieux de prévenir leur génération avant de se préoccuper de leur traitement.

 

Il existe une directive européenne sur les déchets qui stipule que les Etats membres doivent désigner des autorités ayant la charge d’élaborer des plans de gestion des déchets et ces plans doivent intégrer la promotion des technologies propres et des produits propres. Néanmoins, il n’y a pas de contrôle de cette obligation et personne n’a recensé tous les plans en vigueur.

 

Quoiqu’il en soit, ce sont les autorités régionales voire municipales qui sont en première ligne pour planifier la gestion des déchets et leur prévention. Les belges, français et néerlandais ont créé des plans de prévention des déchets, les anglais et finnois ont préféré miser sur la « production et consommation durable ». Certains produits ont été interdits ou restreints (amiante, pesticide, vaisselle jetable, sacs en plastique…) d’autres sont obligatoirement consignés ou surtaxés en fonction des déchets qu’ils génèrent. Des instruments économiques existent aussi avec par exemple une redevance pour responsabilité les producteurs ou des aides financières aux technologies et/ou produits « à faible déchets ». Des entreprises s’y sont mises volontairement, les écoles sensibilisent les enfants…

 

Ces mesures restent locales et la Commission européenne semble bien passive devant l’absence systématique de notifications sur ces mesures des Etats membres.

 

Dans un monde où certaines ressources (notamment énergétiques) sont de plus en plus rares et convoitées alors que 20% de la population mondiale seulement y a réellement accès, il importe d’agir rapidement et efficacement pour freiner tant les transformations inutiles de ressources matérielles en produits que celles de produits en déchets.

 

Alexandre L.L.

 

 

Par Alex - Publié dans : Ecologie
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