Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 09:40

Tony Blair est fortement pressenti pour prendre la tête de la présidence de l’Union Européenne. Encore faut-il que ce poste soit validé par la ratification du traité de Lisbonne suspendue au vote des Irlandais en octobre prochain.

 

La rumeur grandit…Le gouvernement britannique, par l’intermédiaire de son ex-rival Gordon Brown, soutiendrais l’ancien premier ministre anglais si celui-ci devait être amené à accepter le poste de président de l’Union Européenne. Le traité de Lisbonne, rejeté par les Irlandais en juin 2008, prévoit en effet la création d’un poste de « président permanent au Conseil européen » élu à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois.

Deux ans après avoir quitté le devant de la scène britannique qu’il occupa sans discontinuité de 2001 à 2007, Tony Blair, en manque de visibilité se voit proposer l’un des postes phares prévus par le traité de Lisbonne. Pourtant les occupations n’ont pas manqué. Tony  Blair fut ainsi nommé, dès la fin de ses fonctions de premier ministre britannique, représentant du Quartet, un groupe composé de quatre Etats et organisations internationales (Etats-Unis, UE, Russie et Nations Unies) et qui a pour mission de réaliser une médiation dans le processus de paix Israélo-palestinien. Même si ses résultats sont modestes, le « représentant Blair » loue les efforts réalisés en matière de sécurité par l’autorité palestinienne et les améliorations apportées par les autorités israéliennes à la liberté de circulation.

Aujourd’hui Tony Blair se voit propulser vers un poste en or et il est certainement l’un des mieux placés pour « vendre l’Europe » et se positionner en arbitre des intérêts chinois et américains. Les réformes qu’il a entrepris en Grande Bretagne pendant ses trois mandats, ses qualités de gestionnaire, sa diplomatie ainsi que son «amour » pour la construction européenne plaident en sa faveur. Pourtant sa candidature soulève déjà bon nombre d’interrogations. Pourquoi nommer un anglais alors que le Royaume Uni est actuellement l’un des pays les plus euro sceptiques   comme l’a démontré la déroute de son parti travailliste lors du dernier scrutin européen et l’émergence du parti conservateur europhobe Ukip, qui s’oppose au traité de Lisbonne et a récolté plus de 17% des voix.

Si le traité de Lisbonne est ratifié en octobre prochain, nul doute que le poste de président de l’Union européenne fera l’objet d’intenses négociations et d’un marchandage entre les 27 pays membres. Outre Tony Blair, le nom de Felipe Gonzalez, ancien premier ministre du gouvernement espagnol et artisan de la transition démocratique, est régulièrement cité. Les spéculations ne font que commencer…

 

Maxence.

 

Par Alex - Publié dans : UE
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