Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 09:32

Cette année Club Europe vous propose de jouer le guide touristique pour vous faire découvrir une ville européenne à chaque Newsletter. Alors et si votre prochaine destination était Berlin ?

Berlin capitale de l’Allemagne surnommée l'Athènes du Nord est aujourd’hui une des villes la plus à la mode et la plus en vogue en Europe.

 

Votre périple berlinois commencera devant la Porte de Brandebourg construite au XVIIIe siècle ; véritable symbole de Berlin et de l'Allemagne réunifiée elle est considérée comme le pouls de l'histoire berlinoise et allemande. Dans le centre ville, vous vagabonderez au rythme des constructions néo-classiques et avant-gardistes. L’itinéraire se poursuivra dans le quartier de Kreuzberg près de Templehof. Berlin se dévoilera alors comme une ville agréable vous offrant de multiples espaces naturels comme des parcs, des forêts, des rivières, des canaux et des lacs (Glienicke, Havel, Wannsee, Spree). En famille, en groupe ou seul vous pourrez visiter l’un des deux zoos de Berlin, le zoo de Berlin (Zoologischer Garten Berlin) ou le jardin zoologique de Berlin-Friedrichsfelde (Tierpark Berlin). Mais vous pourrez également vous relaxer en flânant dans les rues de Berlin tout en admirant ses monuments. Et si vous souhaitez vivre un moment magique nous vous conseillons une jolie balade en bateau sur le fleuve.

 

De nombreux musées agrémenteront votre séjour comme l'Altes Museum, le Bode Museum ou le musée de Pergame qui témoigneront de l’histoire de Berlin. Le magnifique Pergamon Museum abrite l'Antikensammlung, le Vorderasiatisches Museum, et le Museum fur Islamische Kunst. A proximité de l'Oberbaumbrücke, l'East Side Gallery longe la Mühlenstrasse sur un peu plus d'un kilomètre. Il s'agit du plus grand vestige encore conservé du mur de Berlin. Nous vous conseillons également de vous rendre à Potsdamer Platz ou à Alexanderplatz qui était le cœur de la ville socialiste du temps de RDA. Avant guerre, elle était réputée pour être un lieu de distraction mais aujourd’hui elle n'en demeure pas moins toujours aussi fascinante. Mais un passage au Check Point Charlie s’impose, il se situait sur Friedrichstraße entre les quartiers Mitte (en secteur soviétique) et Kreuzberg (en secteur américain) lors de la division de Berlin.

 

Nous vous recommandons aussi un petit détour au stade olympique qui est l'un des rares édifices construits par les nazis à avoir survécu aux destructions de la guerre.

 

Berlin qui dispose d’un excellent emplacement géographique grâce à sa position centrale en Europe est une ville sans cesse en mouvement et en perpétuel renouveau. La ville attire et organise de plus en plus de foires, d’expositions et de salons. La vie berlinoise est donc réputée pour son dynamisme culturel et ses spectacles. De nombreuses manifestations sont organisées tout au long de l’année comme les compétitions sportives, le festival du jazz et l'inévitable festival du cinéma..

 

Pour le shopping à Berlin, aucun souci car de multiples possibilités s’offrent à vous. Outres à sa multitude de magasins situés dans le centre ville vous pourrez également vous rendre au Kufürstendam où vous pourrez commencer à faire du lèche-vitrine et à entreprendre vos premiers achats. Kufürstendam est l'artère la plus connue de Berlin Ouest, il constitue un centre commercial et d'affaires avec près d'une centaine de magasins, des cinémas, des bars, des cafés et de nombreux restaurants. Et si vous devez continuer votre shopping alors rendez vous dans le grand magasin chic Kaufhaus Des Westens qui est le plus vaste grand magasin d'Europe. Il se situe à proximité du Tiergarten et du Kurfürstendamm dans le quartier de Schöneberg. Et pour finir si vous devez compléter vos emplettes vous aurez le choix en vous rendant dans l’élégante Friedrichstraße réputée pour ses exclusives boutiques.

 

Et pour la nuit ?

A la nuit tombée, la ville s’allume, dès lors vos tenues de touristes laisseront place à un ensemble plus branché vous permettant de vous faufiler dans la vie nocturne bouillonnante berlinoise. Berlin se dévoile envieuse et tendance. Ses bars alternatifs et ses cafés branchés situés dans les quartiers à la mode. Les noctambules se trouveront dans leur élément durant leur séjour à Berlin. La traditionnelle soirée commence dans les bars pour se poursuivre en discothèque jusqu’au petit matin. Berlin est de plus la capitale des célibataires. Par conséquent, l'offre dans les cafés et les soirées est élevée. On peut en effet s'y amuser et peut-être même faire de saisissantes rencontres. Aux alentours du quartier Mitte se concentrent de nombreux bars et des clubs. Parmi ces coins qui bougent, on retiendra notamment le Friedrichshain qui est un des quartiers le plus branché de la ville où l’on trouve l’une des plus grandes discothèques alternatives de la capitale, la Maria am Ostbahnhof. Ceux qui sont à la recherche de la vie nocturne et de la scène branchée trouveront presque partout leur bonheur, surtout dans les traditionnels districts de Kreuzberg et de Prenzlauer Berg qui attirent plutôt la jeunesse berlinoise dans ses cafés et clubs mythiques. Alors préparez vous car dans ces quartiers les nuits sont longues... La vie nocturne berlinoise est bien moins chère que la vie parisienne et de nombreux bars ferment leurs portes assez tard, entre 3h et 9h du matin

En résumé, Berlin vous appelle !

 

Léa.

 

Par Alex - Publié dans : Découvrir
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 09:29

      Le taux d’abstention de 57% enregistré aux élections européennes de juin 2009 est le plus fort taux enregistré depuis la première élection de 1979. Même s’il reste comparable à celui de 2004, il semble mettre en évidence un désintérêt certain des citoyens pour l’Union Européenne. Pourtant, le besoin d’exprimer son opinion et de soutenir un programme politique devrait être d’autant plus important dans un contexte de crise économique et sociale. Alors pourquoi cette faible participation ? 

 En réalité, ces élections européennes n’avaient pas d’enjeu politique réel. Le combat politique autour de projets alternatifs sur l’Europe n’a jamais existé : les électeurs avaient la certitude d’élire, quel que soit leur vote, un Parlement à cogestion droite-gauche du Parti Populaire Européen et du Parti Socialiste Européen, bien décidés à reconduire José Manuel Barosso à la tête de la Commission.

     Le Parlement vote le budget européen mais ne dispose pas de l’initiative législative. Cette initiative est du ressort exclusif de la Commission. En outre, le Conseil des Ministres, qui vote toutes les lois, dispose de pouvoirs législatifs plus importants que ceux dévolus au Parlement. Cela renforce la défiance populaire et le malaise démocratique vis-à-vis de l’Europe puisque le pouvoir de l’organe avec la plus grande légitimité parce qu’il est démocratiquement élu, est faible en comparaison avec les autres organes européens qui sont eux désignés par les gouvernements. Dans ces conditions, comment espérer que les peuples d’Europe puissent se sentir concernés?

De plus, le peu de pouvoir dont dispose cette institution entraîne logiquement une médiatisation restreinte de ses activités. En effet, on ne parle vraiment du Parlement européen que lors des élections européennes, ce qui n’incite pas les peuples européens à considérer leur vote comme utile, puisqu’ils n’en voient pas les répercussions concrètes. 

Il semble aussi que le peuple du « non » ait compris au fil du temps que cela ne servait à rien de se déplacer pour exprimer son avis, en témoigne le mépris des votes français et hollandais qui, après avoir dit non au traité constitutionnel en 2005, ont vu le traité de Lisbonne -dont les grandes lignes sont exactement les mêmes, dixit Valéry Giscard d’Estaing- ratifié par leur pays par voie parlementaire. Sur le plan national, le taux d’abstention (59%) coïncide avec le pourcentage des électeurs qui, aujourd’hui, sans doute, diraient non à la Constitution Européenne. La France du «Non» ne s’est pas déplacée et a laissé la voie libre à la France du «Oui», minoritaire. 

Ainsi, les Européens, lorsqu’ils sont consultés sur des questions importantes, voient leur vote renié et méprisé. Peut-on dès lors s’étonner de les voir ne pas se déplacer en masse pour une élection de «second ordre», destinée à mettre sur pied une instance sans réel pouvoir ? Qui participerait à un jeu dont les règles édictées par l’UE seraient « pile je gagne, face tu perds » ? A cette élection où la majorité des citoyens avait la certitude de ne pas être écoutée, une participation de 43% des inscrits apparaît donc même comme formidablement élevée ! 

Ce n’est pas de l’indifférence envers l’UE que reflète cette abstention record ; elle relève plutôt d’un véritable boycott. Si les européens étaient consultés pour des choix décisifs et si leurs messages électoraux étaient écoutés, ils se déplaceraient sans aucun doute avec enthousiasme aux élections européennes.

 

Corentin.

 

 

Par Alex - Publié dans : Elections
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 09:21

Z  Un peu d’histoire

La candidature de la Turquie pour intégrer l’UE n’est pas récente. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, plusieurs accords ont été passés afin de développer les relations commerciales entre les deux entités. En effet, la Turquie est l’un des membres fondateurs de l’OCEE (Organisation pour la Coopération Économique Européenne), fondée en 1948, pour accélérer la reconstruction de l’Europe, et encourager les échanges commerciaux entre les États membres. En 1949, elle rejoint le Conseil de l’Europe. Le 12 septembre 1963, l’accord d’Ankara est signé. Celui-ci a pour but d’envisager les conditions d’une éventuelle entrée de la Turquie au sein de l’UE.

Le 14 avril 1987, la Turquie pose officiellement sa candidature pour son entrée dans l’UE.   Cependant, en 1989, la Commission Européenne refuse son entrée en raison de sa situation économique et politique, et de la question des Droits de l’Homme. Le 6 mars 1995, la Turquie et l’UE signent un accord pour la mise en place d’une union douanière. En décembre 1999, grâce aux progrès accomplis sur la question des Droit de l’Homme, l’UE la reconsidère comme un candidat sérieux à l’entrée dans l’Europe. 

Enfin, le 3 octobre 2005, les négociations commencent, en vue d’une possible entrée dans l’UE.

 

Z Pourquoi tant de problèmes?

De nombreux points ne plaident pas en faveur de l’entrée de la Turquie dans l’UE. Tout d’abord, d‘un point de vue géographique, la Turquie est située en Asie Mineure, et non en Europe. D’autre part, 97% de la population turque est musulmane, alors que la plupart des pays européens sont chrétiens. De plus, il reste beaucoup de progrès à accomplir en ce qui concerne les Droits de l’Homme, et surtout les Droits des Femmes.

Ensuite, si la Turquie venait à intégrer l’UE, elle serait le pays le plus peuplé d’Europe, avec environ 80 millions d’habitants d’ici 2014. Elle aurait donc le plus grand nombre de députés européens au Parlement, et bénéficierait rapidement d’un pouvoir politique important.

D’autre part, si elle devient membre de l’UE, l’Europe aura une frontière commune avec l’Iran et l’Irak, deux États jugés dangereux. 

De plus, aucun débat démocratique n’a été organisé au sein des Etats européens, comme un référendum, pour prendre en compte l’opinion des citoyens.

Enfin, le plus gros problème reste la non reconnaissance du génocide arménien de 1915 et 1916. Tant que la Turquie refusera de reconnaître ce crime, son adhésion au sein de l’UE restera compromise.

 

Z Vers une accession ?

La Turquie a accompli beaucoup de progrès ces dernières années. Un nouveau code pénal a été voté, l’enseignement scolaire pour les Kurdes a été autorisé, la peine de mort a été abolie, les Droits de Propriété et de Propriété Intellectuelle ont été votés, des progrès ont été accomplis concernant la liberté de parole et les Droits des Femmes.

 

 Selon Adam Hug, du journal britannique « The Guardian » (article du 10 novembre 2008 : « Turquie, futur de l’Europe »), l’entrée de la Turquie dans l’UE serait profitable aussi bien pour elle-même que pour l’Europe. Actuellement, selon les chiffres avancés par « The Guardian », la Turquie est le 5ème plus gros exportateur de l’UE. En effet, 56% des exportations turques sont destinées à l’Europe des 27. Les entreprises européennes investissent chaque année trois milliards d’euros en Turquie.

Dès lors, la question n’est pas : « la Turquie va-t-elle intégrer l’UE ? », mais : « Quand la Turquie va-t-elle intégrer l’UE ? ». Selon Adam Hug, l’Europe devrait considérer la Turquie comme une opportunité pour la diversité, plutôt que comme une menace.

La Turquie, d’un point de vue économique, représente une belle opportunité. Avec une croissance économique annuelle moyenne de 6,8%, et 75 millions de consommateurs et de clients potentiels, elle pourrait devenir un marché important pour les biens européens, et accélérer l’activité économique de l’UE.

D’un point de vue démographique, 24,4% de la population turque est âgée de moins de 15 ans, et la main-d’œuvre est qualifiée et dynamique. La Turquie compenserait ainsi le vieillissement de la population européenne.

D’un point de vue stratégique, la Turquie pourrait être une solution pour apporter les ressources énergétiques en gaz et en pétrole de la mer Caspienne à l’Europe, en évitant l’utilisation des infrastructures russes ou iraniennes.

Enfin, d’un point de vue géopolitique, si l’Europe refusait définitivement l’entrée de la Turquie après tous les efforts accomplis, ce pays pourrait se tourner vers ses voisins comme l’Iran, et abandonner toute idée d’un futur européen et d’un État moderne, pour sombrer dans l’islamisme radical. A contrario, si l’Europe acceptait l’entrée de la Turquie, celle-ci pourrait devenir un modèle pour ses voisins, Iran et Irak en particulier, comme l’était l’Europe de l’ouest pour l’Europe de l’est durant la guerre froide.

 

Z  Conclusion:

L’entrée de la Turquie dans l’UE n’est qu’une question de temps, et constitue une réelle opportunité pour la diversité européenne, mais aussi pour l’économie  européenne, le marché du travail, et la situation géopolitique du Moyen-Orient. Refuser son adhésion risquerait de provoquer son repli sur elle-même, et reviendrait à un tirer un trait sur tous les progrès accomplis. La Turquie semble être aujourd’hui la prochaine étape de la construction européenne.

 

Alexandre R.

 

Par Alex - Publié dans : UE
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 19:07

736. C’est le nombre de députés qui seront élus lors des élections européennes du 7 juin prochain. Objectif : élire le nouveau parlement européen dont les rôles sont multiples.

> Vote du budget en collaboration avec le Conseil des ministres. Dispose du droit de rejet en cas de désaccord, ainsi que du droit de « dernier mot » en ce qui concerne les dépenses dites non-obligatoires (entre 40 et 50% des dépenses de l’UE). C’est également lui qui évalue la gestion des fonds communautaires.

> Mise en œuvre de son pouvoir législatif: il décide de certaines lois européennes à égalité avec le Conseil des ministres. Le conseil peut également consulter le Parlement, sous la forme de recommandations ou de résolutions.

> Pouvoir de contrôle administratif, financier et politique. Par exemple, un « droit de pétition » existe permettant aux citoyens qui le désirent de saisir le Parlement européen (sous forme de plainte ou de requête notamment). En ce qui concerne le contrôle, le Parlement peut nommer des médiateurs, des commissions d’enquêtes, et possède un rôle dans la nomination du Président, du vice-président et des membres composant le directoire de la BCE.  De plus, l’approbation du Parlement est nécessaire pour les grands choix affectant l’UE, comme la PAC par exemple.

Les élections européennes suivent un ensemble de procédures communes, bien que les règles d’organisation doivent être fixées par chaque Etat membre. Les élections se font au suffrage universel direct, selon une règle de proportionnalité (voir tableau ci-après), et pour un mandat de 5 ans renouvelable. Les bureaux de vote quant à eux seront ouverts à des jours différents selon chaque pays (samedi 6 et dimanche 7 juin en France), mais les résultats ne seront dévoilés que le dimanche 7 juin, à 22 heures heure de Berlin. De son côté, le député européen a pour rôle de contrôler l’action de la commission et de voter le budget ainsi que les nouvelles directives et règlements. A noter qu’il ne peut pas voter par procuration : il doit participer aux débats, qui sont d’ailleurs publics au Parlement européen.

Belgique

22

Bulgarie

18

République tchèque

22

Danemark

13

Allemagne

96

Estonie

6

Grèce

22

Espagne

54

France

74

Irlande

12

Italie

72

Chypre

6

Lettonie

9

Lituanie

12

Luxembourg

6

Hongrie

22

Malte

6

Pays-Bas

26

Autriche

19

Pologne

51

Portugal

22

Roumanie

33

Slovénie

8

Slovaquie

13

Finlande

13

Suède

20

Royaume-Uni

73

Eve.

 

Par Alexandre Le Lay - Publié dans : Elections
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 12:25

Depuis le début de la crise financière, les rémunérations excessives, abusives des grands patrons sont au cœur de la polémique. En effet, dans un contexte financier international difficile, plusieurs grandes banques, telles que Natixis, Dexia, ou encore la Société Générale, ont bénéficié de l’aide de l’État. Ceci n’a pas empêché certains patrons de banques, et même d’entreprises durement frappées par la crise, d’annoncer des rémunérations pharaoniques et des indemnités de licenciement purement scandaleuses. Dernier exemple en date, Thierry Morin, PDG de l’équipementier automobile Valéo, a été licencié pour cause de divergence stratégique, et devrait quitter l’entreprise avec un parachute doré de 3,2 millions d’euros. Autre exemple récent, la banque Natixis, déficitaire à hauteur de 2,8 milliards d’euros, a versé 90 millions d’euros de primes à ses traders, alors qu’un plan de 300 départs volontaires est annoncé. Et la liste est encore longue.

Face à ce problème, comment les différents gouvernements européens réagissent-ils ? Voici quelques exemples de réactions :

 

France : Le Premier Ministre François Fillon a confirmé la publication d’un décret    début avril, qui « permettra d’interdire le versement de stock-options et le versement de bonus dans toutes les entreprises qui font l’objet d’une aide exceptionnelle de l’État pour leur permettre de faire face à la crise ». Pour sa part, Claude Guéant, Secrétaire Général de l’Élysée, a évoqué la possibilité d’une loi : « Si après expertise juridique, il n’est pas possible de faire un décret, alors il y aura un amendement à la loi de finances rectificatives ».

 Allemagne : La Grande Coalition au pouvoir à Berlin (CDU-CSU et SPD), a adopté Mercredi 4 mars, un projet de loi qui s’attaque au système d’options sur actions (stock-options), afin de limiter la spéculation à court terme. Désormais, les patrons allemands n’auront pas le droit d’exercer leurs stock-options pendant 4 ans, contre 2 auparavant. De plus, le niveau des revenus des dirigeants de groupes côtés devra être fixé par les membres du conseil de surveillance.

Angleterre : Le Premier Ministre britannique Gordon Brown, a déclaré « qu’il ne devait pas y avoir de prime à l’échec » en matière de bonus bancaires. Yvette Cooper, Secrétaire Générale du Trésor, en appelle à la « responsabilité morale » des dirigeants de banques dépendant des contribuables.

 Irlande : Le ministère des finances a invité les banques bénéficiant d’une aide de l’État a limiter la rémunération annuelle de leurs salariés à 500 000 euros. Le gouvernement juge néanmoins ces mesures trop conciliantes au regard de l’ampleur de la crise et des mesures prises aux Etats-Unis et en Allemagne.

 Autriche, Suède : Possibilité pour les actionnaires de se prononcer sur le   salaire des grands patrons.

Belgique : Volonté de limiter le salaire des dirigeants des sociétés publiques.

Pays-Bas : Les primes et indemnités de départ des grands patrons sont taxées à hauteur de 30%, à condition que le salaire annuel du bénéficiaire soit supérieur à 500 000 euros et que la prime soit supérieure au salaire annuel. Les primes de retraite sont taxées à hauteur de 15% supplémentaires en cas d’augmentation du salaire dans les mois précédant le départ à la retraite.

 

La Commission européenne, quant à elle, estime que la limitation des salaires des dirigeants de banques bénéficiant d’aides publiques « est une mesure utile ». Bruxelles ne réclame pas pour autant la réduction généralisée des salaires des patrons européens : « Il peut y avoir d’autres incitations et nous n’imposons pas aux États membres de le faire. C’est à chaque État de décider », déclare Jonathan Todd, porte-parole de la Commission européenne.

Ainsi, le scandale suscité par les rémunérations abusives de certains grands patrons, qui plus est en temps de crise financière, aura enfin conduit la plupart des gouvernements européens à prendre des mesures légales. Encore une fois, c’est l’opinion publique qui aura été l’élément déclencheur et l’élément moteur de ces mesures.

Guillaume R 

Par Alexandre Le Lay - Publié dans : Economie
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 12:19

L’espace Schengen tire son nom de la convention signée le 14 juin 1985 dans la ville du même nom, frontalière entre la France, l’Allemagne et le Luxembourg. Les cinq états fondateurs, l’Allemagne, la France et les trois pays du Benelux ne la mettront en vigueur que dix ans plus tard, mais seront vite rejoints par les autres états de l’UE au cours des années 1990 puis des nouveaux entrants dans l’UE au milieu des années 2000.

La coopération entre les états membres instaure un espace de libre circulation des individus entre les pays signataires, c’est-a dire que les frontières disparaissent, mais garantissent en échange une protection renforcée aux frontières extérieures de l’espace.

 

La particularité de cette convention est qu’elle a été discutée hors du cadre communautaire puisqu’il faudra attendre 1997 et le Traité d’Amsterdam pour voir son institutionnalisation. C’est pourquoi la Grande-Bretagne et l’Irlande, toujours non signataires, ont pu passer outre la ratification de cette convention.

En plus de 22 des 27 états membres de l’UE, trois autres états européens, l’Islande, la Norvège et la Suisse ont rejoint l’espace Schengen. C’est d’ailleurs la mise en application de la convention par ce dernier le 12 décembre 2008 qui nous donnera lieu à réfléchir sur l’intérêt qu’ont les états à supprimer totalement tout contrôle à leurs frontières, tandis que la Norvège et l’Islande ont décidé d’entrer dans l’espace Schengen suite à l’entrée de leurs voisins Nordiques, le Danemark, la Finlande et la Suède avec qui ils avaient déjà des accords de libre-circulation.

Outre l’harmonisation des contrôles aux frontières extérieures et la création d’un Visa propre à l’espace Schengen, les accords de Schengen ont pour but de renforcer la coopération judiciaire et policière entre les états. Ceux-ci sont spécifiés dans le Troisième Pilier de l’UE ( Police et Justice ) pour ce qui concerne les questions de coopération douanière, de lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé, et depuis peu dans le Premier Pilier ( Droit Communautaire Européen ) pour les politiques de visa, d’immigration et d’asile.

Afin de faciliter l’application des règles des accords Schengen, a parallèlement été mis en place le Système d’Information Schengen ( SIS ) qui permet l’échange d’information sur les personnes signalées en matière d’immigration ou de procédure judiciaire ainsi que pour les objets volés, notamment en matière d’œuvres d’art. C’est un système perfectionné de coopération entre les états membres, et qui en plus de veiller à ce que la libre circulation dans l’espace ne soit jamais contrôlée aux frontières intérieures, n’instaure aucune mesure de contrôle ou de fichage abusif des individus.

 

Les accords Schengen ont néanmoins été à plusieurs reprises remis en cause depuis leur création. Dès 1995, la France a souhaité remettre en cause la libre circulation des individus entre la France et les Pays-Bas du fait de la tolérance aux drogues douces chez ce dernier, qui aurait pu entraîner une entrée massive de substances illégales dans notre pays. Une clause de sauvegarde stipule en effet qu’en cas de menace pour l’ordre public ou la sécurité nationale, un État peut rétablir momentanément un contrôle à ses frontières. Les menaces terroristes dans l’UE en hausse depuis les attentats du 11 septembre 2001 à New York, puis ceux de Madrid et Londres, ont contribué à rétablir ces contrôles.

Le principe de libre circulation sans contrôle aux frontières, s’il veut subsister, doit désormais faire face aux autorités des pays signataires qui rechignent à lever ces contrôles réguliers lorsque la menace terroriste est en diminution. En outre, les individus peuvent à tout moment devoir répondre à un contrôle d’identité dans un des pays membres. Ils sont également de plus en plus réguliers. 

Guillaume K

Par Alexandre Le Lay - Publié dans : UE
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 12:06

Nourrir tout le monde

Nous avons tous eu écho des émeutes de la faim, qui ont touché 36 pays en 2007 et 2008 et qui ne sont probablement que le début d’une suite de pénuries alimentaires. 825 millions de personnes souffrent de la faim aujourd’hui dans le monde.

Que faire alors dans ce contexte, des 80 millions d’habitants qui arrivent chaque année (et 60 millions de voitures !) et qui nous mèneront  au nombre de 9 milliards en 2050 ?

Les rendements moyens des céréales n’augmentent plus sur la planète depuis une quinzaine d’années. Les « technologies intensives » sont à bout de souffle, car elles consomment toujours plus de terre, d’eau, d’énergie, de chimie et engendrent risques sanitaires et perte de biodiversité. La déforestation grandissante ne résout rien, au contraire. Certains espoirs peuvent être mis dans des découvertes génétiques… mais ce sera probablement hors d’Europe qui a choisi d’arrêter une bonne partie de ses recherches.

La biologie semble être une solution pour prendre le relais de la chimie et du pétrole. Il faudra mieux connaître les ressources de la mère nature (les bactéries, les champignons, les insectes, et d’une manière générale, les plantes et les animaux) pour les associer de façon plus efficace avec le travail quotidien des agriculteurs d’aujourd’hui.

Une agriculture équilibrée pour demain

Il s’agit d’une agriculture écologiquement intensive, différente à la fois de l’agriculture biologique (qui produit « mieux » mais en quantité moindre) et de l’agriculture industrialisée (qui produit beaucoup, mais moins « bien »). Le temps passe et il faudra conjuguer les savoir-faire. L’enjeu est de taille : faire pousser sur moins de champs, avec moins d’eau et très peu d’intrants artificiels, deux fois plus de végétaux utiles d’ici 2050, de façon à pouvoir nourrir tout le monde et produire une partie de notre énergie sous forme de biocarburants.

Arrêter de gaspiller

Il faudrait également arrêter de gaspiller, de la production (au moins 20% des récoltes disparaissent là où on a faim) à la consommation de nourriture. En 2007-2008, malgré le renchérissement des matières premières, on a pu manger dans tous les pays qui avaient pris soin de soutenir leurs agricultures vivrières, et donc de leur agriculteurs.

Réagir

Il n’y a pas 50 manières de le faire : il faudrait refermer les frontières, au moins un temps, pour protéger les agriculteurs à faible productivité de l’afflux de surplus à faible prix. Il faudra aussi générer le soutien à la modernisation de l’agriculture, et donc à la garantie d’un niveau de vie minimum des agriculteurs, à leur capacité d’investissement, de formation et d’organisation, et à la régularisation des marchés.

Il est urgent de rétablir l’agriculture vivrière, en particulier en Afrique. Sachant que la grande majorité des gens qui ont faim ne sont pas en ville, mais bien les paysans isolés, il faudrait arrêter de clamer qu’il convient de « nourrir ceux qui ont faim » tout en les empêchant littéralement de se nourrir eux-mêmes.

 

Serons-nous assez sages pour comprendre qu’il en va de notre simple intérêt d’Européens et que cela ne coûte pas si cher de les aider vraiment ? 

Alexandre 

Par Alexandre Le Lay - Publié dans : Agriculture
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 11:58

   Le 7 janvier dernier, l’Ukraine a connu une nouvelle menace de fermeture des robinets de gaz en provenance de la Russie. Ce n’est pas la première fois que la Russie menace l’Ukraine de lui couper les « vivres ». A l’origine de cette crise l’Ukraine qui refusait jusqu’à aujourd’hui de payer son gaz au prix du marché.

 

    Cette crise Ukraine-Russie peut-elle affecter directement l’Union Européenne qui reste très dépendante des ressources en gaz russe ? La France ne sera pas profondément touchée par cette possible coupure des robinets gaziers de la Russie. En effet depuis quelques années, à l’instar d’autres pays comme l’Italie ou la Grande-Bretagne, la France a diversifié sa source d’approvisionnement et accumulé des stocks importants de gaz. Par exemple la France a accru son partenariat gazier avec l’Algérie, la Libye et la Norvège. De ce fait il est peu probable d’assister à une pénurie ou à une hausse soudaine des prix du gaz dans notre pays. En revanche l’Union Européenne dans son ensemble est plus menacée puisque un quart du gaz russe est consommé en UE et certain pays tels que la République Tchèque, la Grèce ou la Bulgarie sont très dépendants du gaz russe. De leur côté, les Russes par l’intermédiaire de leur puissante entreprise nationale Gazprom use à merveille de leur position de force pour dicter leurs lois.

 

    Grâce à ces crises, l’UE prend conscience qu’il est absolument nécessaire de trouver des solutions pour résoudre cette question à plus long terme. La principale solution serait d’harmoniser sa politique énergétique. Des projets pharaoniques ont été ou vont être lancés dans les prochaines années. Ainsi l’UE a lancé récemment la construction d’un nouveau gazoduc baptisé Nabucco, qui transportera le gaz d’Asie Centrale, d’Iran et D’Irak à travers la mer Caspienne vers l’Europe sans passer par Gazprom. D’autres projets sont envisagés notamment à partir de l’Algérie et de la Libye. Ces réalisations seront autant liées à la création de nouvelles techniques d’approvisionnement qu’à des compromis politiques. 

 

Maxence 

 

Par Alexandre Le Lay - Publié dans : Economie
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 18:48

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Club Europe est une association de l' ESC Lille.
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A travers ce blog et la newsletter  nous voulons vous faire partager et profiter de l'actualité européenne.

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Par PIERRE Maxence
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